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1er Hebdomadaire de Centrafrique

17 Aug

Finalement Bangui va faire son cinéma !

Finalement Bangui va faire son cinéma !

Un Festival de films à Bangui, jamais le Centrafrique qui ne dispose pas assez de produits ni de cadres cinématographiques ne peut rêver voir une telle organisation événementielle de sitôt. Le comble, c’est  une initiative des fils et filles du pays. 

 

L’Association centrafricaine pour la promotion audiovisuelle et du Développement (ACPAD), lance une initiative, une grande première en Centrafrique. Elle organise la première édition du festival international de films africains et afro-descendants  baptisé « Bangui fait son cinéma » dans le pays du 07 au 14 novembre 2020.

C’est lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Oubangui à Bangui le mercredi 12 août que l’ ACPAD a annoncé cette première édition du festival  devant un parterre de journalistes.

« Nous avons décidé de lancer ce projet très ambitieux, car notre pays n’est jamais connu sur le plan cinématographique et n’a jamais organisé de tel festival ... » a commencé Pauline Sylviane GBOULOU MPAONDO  porteuse du projet et président de l’ACPAD avant de souligner que l’Alliance française de Bangui organise des formations des jeunes cinéastes et un festival de films documentaires.

« Mais nous jugeons que ce n’est pas suffisant. » lance-t-elle en prenant l’exemple sur le Cameroun voisin qui organise entre sept à dix festivals de films par année.

« En tant que fils et filles du pays, nous pouvons faire mieux. Dans notre pays qui n’est pas encore bien lancé dans le domaine du cinéma, nous tenons à organiser un festival de films comme on le voit à Cannes, FESPAM, FESPACO et autres. »  Sylviane GBOULOU, cinéaste -productrice et réalisatrice.

L’intérêt de ce projet, selon les organisateurs, c’est avant tout la promotion de la culture centrafricaine en général et du cinéma centrafricain en particulier. Le projet va aussi permettre aux cinéastes centrafricains de renforcer leur capacité à travers les différents ateliers de formation qui seront mis en œuvre à l’issue du festival.

« L’idée c’est d’abord de susciter les chaines internationales telles que TV5 Afrique, France 24 et autres à parler de nous autrement. Ensuite ce sera un moment de faire découvrir les jeunes cinéastes centrafricains qui vont acquérir encore plus d’expériences en se frottant aux professionnels venus d’autres horizons… » affirme Pauline Sylviane GBOULOU MPAONDO en soulignant que pendant les 07 jours du festival, il y aura des projections de films tous les jours et un renforcement de capacité des jeunes cinéastes centrafricains par les réalisateurs et metteurs en scène professionnels venus de France et autres pays.

Pour monsieur Touckia Georges Davy, chargé de mission en matière des arts et de la cultures au ministère de la culture, « Bangui fait son cinéma » est non seulement un projet qui est dans le souci de créer un marché de l’art centrafricain, mais également de vendre la belle image du pays, une réelle promotion touristique et culturelle, vecteur de rentabilité sur le plan économique d’un pays.

« C’est un projet qui tend à créer la magie de l’art centrafricain une préoccupation assez particulière du ministère des arts et de la culturelle qui vient de procéder à la validation d’un centre cinématographique national qui va permettre de former les cinéastes centrafricains… » souligne-t-il.

Pour le chargé de mission du ministère de la communication, Omer Sambia, le festival est un parfait outil pour traduire les valeurs intrinsèques de la Centrafrique.

« C’est une initiative qui pourrait révolutionner la culture centrafricaine. Elle va surement rendre professionnelle le métier du cinéma et peaufiner le talent des jeunes cinéastes qui commencent à éclore afin de faire rayonner le 7e art en Centrafrique. »  relève-t-il.

Les inscriptions au festival est d’ores et déjà ouvert à tous cinéastes et ou amateurs  africains et afro-descendants à bfsc.festival@gmail.com ou à contact@banguifaitsoncinema.com . La date limite pour le dépôt de la candidature est prévue pour le 1er octobre 2020. Les films doivent être inédits et produit entre le 1er juillet et le 1er octobre 2020. Les films qui ne sont tournés en français doivent être sous-titrés. Les catégories acceptées sont  documentaire, fiction, animation, long métrage (60 minutes ou plus) et court métrage (30 minutes ou moins).

 

 

Annick Aude

 

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